Intermittents : texte de la CGT SFA

Le mouvement unitaire en Languedoc-Roussillon contre l’accord UNEDIC du 22 mars 2014 est composé de précaires, de chômeurs, de salariés, de travailleurs, d’intermittents, de techniciens du spectacle, de l’audiovisuel et du cinéma, ET aussi d’artistes. Ils subissent tous (et donc ne le choisissent pas forcément) des pratiques d’emploi spécifiques, faites la plupart du temps de très petits contrats courts de travail. Qu’ils soient artistes ou autres. Ils luttent tous contre l’ensemble de l’accord UNEDIC qui réduit les droits de tous les chômeurs, qu’ils soient au régime général, dans l’annexe des intérimaires ou dans celles de l’intermittence.Le régime de l’intermittence n’est pas un "statut" privilégié. Les intermittents représentent 3,5 % des indemnisés de l’assurance chômage et 3,4 % des indemnités chômage versées par l’UNEDIC. Où est le scandale ? De plus, depuis 2003, nous avons lutté, nous avons réfléchi et travaillé ensemble pour faire des propositions qui soient en adéquation avec nos pratiques d’emploi ET qui tiennent compte de la logique comptable qui nous est soit disant opposée (en fait, c’est une logique idéologique plutôt mais nos ennemis et ceux qui nous abandonnent aujourd’hui ne vous l’avouerons pas) : annexe unique pour les techniciens et les artistes, 12 mois d’indemnisation avec date anniversaire fixe, et instauration d’un plafond annuel de revenu qui équivaut à un revenu mensuel de 3159 € (salaire+indemnité, actuellement et dans l’accord le plafond est beaucoup plus haut), au delà, l’intermittent n’est plus indemnisé. Cela permet de réintégrer 15000 d’entre nous qui n’arrivent plus depuis 2003 à ouvrir des droits, ceux qui travaillent partout en France sur des projets fragiles, sur les territoires, dans les quartiers, dans les écoles, les maisons pour tous, les théâtres et aussi les tournages, ce sont tous ceux qui font le lien entre nous tous et qui dynamisent nos régions dans toutes ces manifestations culturelles si importantes pour le rayonnement de la nos villes, agglos, régions, pays. Le scandale, il est dans le fait que nos propositions, chiffrées et évaluées depuis un an, connues de tous au ministère de la culture, rassemblant l’ensemble de nos représentations syndicales d’employeurs ou d’employés, soutenues par un grand nombre de parlementaires de tout bord sont égales ou moins dépensières que l’horreur qui nous est proposée dans cet accord UNEDIC et que pourtant, personne n’en tient compte à l’UNEDIC (ceux qui s’arrangent à l’UNEDIC ensemble sur le dos des précaires : le MEDEF et la CFDT et FO) et qu’elles n’ont même pas été évoquées dans les négociations, alors qu’elles existent depuis si longtemps à la connaissance de tous ! Venez aux AG au Printemps des comédiens (14h aujourd’hui), informez-vous, lisez la plateforme du comité de suivi, emparez vous de ces propositions, portez les jusqu’au gouvernement et aidez nous à obliger ce gouvernement : à ne pas agréer cet accord UNEDIC, à obliger les partenaires sociaux à retourner à la table des négociations sur la base de nos propositions.Faites des dons à la caisse de soutien et de solidarité du mouvement unitaire. Nos actions ne connaitront pas de pause, ce que nous défendons, nous le défendons pour tous. merci d’envoyer vos dons à l’ordre de : URF CGT LR C & C adresse postale : UD CGT - Maison des Syndicats - 474, allée Henry II de Montmorency - 34000 Montpellier